Économie circulaire : des projets pour alléger l’impact climatique

Durant cinq jours, l’édition pilote de la Climate and Sustainability Action Week a réuni en ligne une trentaine d’étudiantes et étudiants qui ont élaboré des projets répondant aux principes de l’économie circulaire. Ceci en équipe interdisciplinaire et dans une optique collaborative.

Un «Eco-Score», soit une note quantifiant l’impact écologique des repas servis dans les cafétérias de l’EPFL, «Karma», une nouvelle monnaie, une plateforme numérique et un lieu pour partager biens et services au sein de la communauté EPFL. Ou encore «Web Citizens», un add-on à installer sur son navigateur pour forger l’esprit critique et lutter contre la désinformation.

Pourquoi appliquer une économie circulaire ?

Durant cinq jours, plus de trente étudiantes et étudiants de l’EPFL ont cherché à rendre le campus et la société plus durables, en participant à l’édition pilote de la Climate and Sustainability Action Week (CSAW).

 

Une édition co-organisée par une dizaine d’étudiantes et étudiants ainsi que par des membres de la Vice-présidence académique, de la Vice-présidence pour l’Innovation, de la Vice-présidence pour la transformation responsable, de la Faculté ENAC et du Collège des humanités. L’objectif de cette (courte) semaine ? Élaborer en équipe interdisciplinaire des projets favorisant une économie circulaire. Car majoritairement, l’économie ne tourne pas rond. Elle s’apparente plutôt à une ligne droite, avec une fin abrupte.

 

La matière première est extraite, un bien de consommation est fabriqué, emballé, puis acheminé vers son destinataire qui va l’utiliser, jusqu’au moment où il s’en débarrassera. Ensuite, certains éléments seront peut-être recyclés, le reste terminera en déchets, point final. En sachant qu’environ 45% des émissions globales de CO2 proviennent de la consommation de biens et services (Ellen MacArthur Foundation 2019) encourager le recyclage et prolonger la durée de vie de ces derniers s’avère donc essentiel.

Des projets qui débutent par la compréhension de ce concept

 

Les étudiantes et étudiants en Bachelor et en Master de différentes sections ont d’abord dû appréhender les concepts de durabilité et d’économie circulaire, avant de plancher sur la manière d’apporter leur pierre à l’édifice en tant qu’ingénieur ou architecte.

 

«Nous avons favorisé une approche orientée problème plutôt que solution, remarque Eric Domon, chargé de projets à EPFL Durabilité et co-organisateur de la CSAW. C’est pourquoi nous avons dédié un temps important à la compréhension des problèmes, avec une approche systémique.» Et Michka Mélo d’ajouter, «nous voulions que les étudiantes et étudiants questionnent les problèmes soumis, leur formulation.»

 

Au cours de la semaine, plusieurs professeurs de l’EPFL et intervenants extérieurs se sont exprimés, notamment pour présenter des projets concrets répondant aux principes de l’économie circulaire. Par équipe interdisciplinaire de deux à cinq personnes, rassemblant des étudiants de la 1ère à la dernière année, les participantes et participants ont ensuite «prétotypé» sept projets.

Des projets bénéfiques pour l’environnement

Pour la CSAW, les étudiantes et étudiants ont donc dû imaginer des projets implémentables, durables, avec un impact positif sur le climat, l’environnement et la société.

 

Pour attirer l’attention des consommateurs et consommatrices sur les microplastiques, «Plast’Impact», une machine installée dans les magasins d’alimentation et une application permettant de connaître la quantité de microplastiques contenue dans les produits en les scannant. Ceci avec des récompenses pour les personnes en consommant le moins.

 

Plusieurs idées ont aussi émergé pour éviter le gaspillage et encourager le partage. Un groupe a imaginé une bibliothèque d’objets au Vortex sous l’égide de la Maison de la durabilité.

Des projets basés sur la technologie

Un autre groupe a pensé à une application pour donner une deuxième vie aux habits écartés des armoires, via un principe de « Mix and Match » et surtout des événements communautaires, par exemple pour rafraîchir de vieilles fripes. Quant au projet «Karma», ses concepteurs l’imaginent comme une «plateforme qui pourrait constituer une nouvelle fonctionnalité dans l’application EPFL Campus».

 

Avec un objectif éducatif, une équipe s’est penchée sur la création d’un jeu de plateau « Circle it», destiné à familiariser toutes les catégories d’âges aux principes de l’économie circulaire, en trouvant la bonne balance entre les aspects éducatifs et divertissants.

 

Quant au add-on «Web Citizens», il vise à pallier la désinformation, en entretenant l’esprit critique des internautes, par exemple via des commentaires apparaissant sur la page consultée, proposant des sources alternatives ou rendant attentifs à la diversité de points de vue. Une extension à laquelle pourraient participer des « citoyens du web » volontaires.

 

 

Crédit: Article adapté d’une publication originale sur le site de l’EPFL, les textes, les images et les vidéos sont sous licence CC BY-SA 4.0

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