Ravitaillement dans les poubelles par Justine Grespan, le 20 Février 2012 à 22h10 

Par des règles d'hygiène et des dates de péremption exagérées, de nombreuses quantités de nourriture sont jetées par les grands distributeurs. Certains ont décidé de se rebeller contre cette culture du gaspillage en allant fouiller dans les poubelles. Ce qui est frappant ici est que ces personnes ont les moyens de subvenir à leurs besoins en payant. Cette manière de se ravitailler n'est donc pas un moyen de survie, mais un moyen de protester contre les abus de cette manière de gérer les stocks d'alimentation des magasins.



















Markus Christen, responsable de la dernière enquête sur la composition des ordures, est surpris par la qualité de la marchandise jetée. Pourtant, lorsqu'on sait qu'il suffit d'une rupture dans la chaîne du froid au cours du transport de la marchandise pour détruire de grandes quantités de nourriture, la surprise est moins grande. En effet, les règles d'hygiène ordonnent d'éliminer ces denrées alimentaires même si elles pouvaient être encore consommables. L'aberration saute encore plus aux yeux lorsqu'on apprend que certains produits alimentaires sont jetés à cause de leur aspect extérieur.


La date de péremption est donc devenu un indicateur des plus importants dans ce système de consommation. Les individus préfèrent aujourd'hui se fier à une date imprimée sur les produits achetés plutôt qu'à leurs propres cinq sens. Notre attitude envers la nourriture n'est plus la même depuis que cette date de péremption a été réglementée en 1967. En effet, la loi fait la distinction entre deux types de déclaration : la « date de durée de conservation minimale » et la « date limite de consommation ». Ainsi, les denrées rapidement périssables devant être conservées au réfrigérateur doivent porter la mention « à consommer jusqu'au... », et ne peuvent être vendues ou distribuées à des institutions sociales après cette date-ci. Les produits alimentaires conservables doivent, quant à eux, être gardés et peuvent être vendus à prix réduit après la date de conervation minimale. Mais alors, le fabricant n'est plus sous l'obligation de garantie. Quant à la Société suisse de nutrition, elle admet que pour la plupart de ces produits conservables, la date de conservation minimale peut facilement être dépassée sans pour autant que les produits soient mauvais.


Le fait de jeter tout de suite les produits dits périmés par les grandes chaînes de magasins est donc plus un problème de bénéfice qu'un souci pour la santé de la population consommatrice. D'autant plus lorsqu'on voit la chaîne Jumbo aux Pays-Bas où les individus peuvent emporter gratuitement les produits qui ont moins de deux jours de durée avant la date de conservation.

En Suisse, le phénomène de glanage, c'est-à-dire se servir dans les poubelles, est plus présent que ce que l'on peut penser. Certains disent que cette surproduction est due aux clients qui en demandent toujours plus. Lorsqu'il va faire ses courses, l'individu n'achète pas ce dont il a besoin pour le moment présent, mais ce qu'il pense qu'il va utiliser un jour. Acheter donc beaucoup pour être sûr de ne manquer de rien face à toutes les situations possibles, et finalement, en avoir trop. Du coup, les magasins doivent suivre cette tendance en surproduisant pour pouvoir avoir toujours tous leurs étalages remplis de nourriture et répondre à la demande. Mais cela n'implique pas l'obligation de jeter tout ce qui est « prérimé » à la fermeture. Après interrogation de Greenpeace aux grandes chaînes de distribution, nous pouvons citer l'exemple de Coop où le règlement pour la marchandise invendue est le suivant : prix réduits pour les clients et les collaborateurs, et distribution à des institutions sociales comme « Table couvre-toi » ou « Table Suisse ». Quant à Migros, elle aussi fait des prix réduits sur les les produits dont la date de péremption est proche, sans pour autant oublier les réseaux sociaux qui redistribuent la nourriture aux nécessiteux. Il est aussi intéressant de voir que ces deux grands distributeurs utilisent le recyclage de tonnes de nourriture en les transformant en biogaz.


Pourtant, à eux seuls, ils produisent 30'000 tonnes de déchets organiques. Et encore, là dedans ne sont pas comptés les denrées alimentaires qui ne satisfont pas les normes esthétiques imposées et qui donc n'arrivent même pas jusqu'aux rayonnages des magasins. Pour exemple, une tomate charnue doit avoir un diamètre entre 67 et 102 mm. Et il existe aussi une table de couleurs pour les degrés de maturité. Des critères qui paraissent donc plutôt absurdes et difficilement respectables, tout comme ceux des dates de péremption.





 

Source : LAAS, Inga, « Des poubelles qui recèlent des trésors », Greenpeace, 2011, n°4










Horizon-durable - Justine Grespan



Une organisation mondiale de l'environnement : à quoi ça sert ? par fedre.org, le 16 Février 2012 à 08h12 

Encore un nouveau machin dans le paysage des institutions internationales? La création d'une organisation mondiale de l'environnement (OME) devrait être discutée lors du sommet des Nations unies à Rio, au Brésil, en juin prochain et est d'ores et déjà soutenu par plusieurs pays, dont la France. La ministre de l'Ecologie a même réuni, le 31 janvier, des experts, scientifiques, associatifs et diplomates, pour amorcer la réflexion sur ce à quoi pourrait ressembler cette organisation. Mais l'environnement bénéficierait-il vraiment de cette nouvelle structure?

Regrouper des conventions éparpillées






















A l'origine du projet, la nécessité de créer une organisation qui fasse le poids face à l'Organisation mondiale du commerce, le Fonds monétaire international (FMI), l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ou l'Organisation internationale du travail (OIT). A l'heure actuelle, aucune structure ne représente officiellement les intérêts environnementaux mondiaux, pas même le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), créé en 1972. «C'est un programme et non une agence des Nations unies, précise Lucien Chabason, conseiller auprès de la direction de l'Institut du développement durable (Iddri). De ce fait, le PNUE ne regroupe qu'une cinquantaine de pays et son budget repose sur des cotisations volontaires, alors qu'à l'Unesco, par exemple, tous les pays sont présents et la contribution est obligatoire.»


Créer une Organisation mondiale de l'environnement pourrait aussi permettre de regrouper les nombreuses conventions qui ont été signées depuis une trentaine d'années, mais qui ont chacune leur propre administration: la Cites sur la commercialisation des espèces en danger, la convention de Bâle sur les transferts de déchets, la convention de Montréal sur la protection de la couche d'ozone, et bien sûr les conventions sur le climat, débattues annuellement lors de sommets organisés par l'UNFCC... «Le système est très éclaté, constate Lucien Chabason, et le PNUE ne joue aucun rôle dans la mise en %u0153uvre de tous ces dispositifs.»



Deux options: la pire et la moins pire?


Pour renforcer l'action du PNUE, limité pour le moment à un rôle «de vigie et de catalyseur» chargé d'inciter les autres organisations à s'intéresser à l'environnement, et regrouper toutes les conventions, une OME pourrait être la solution. «Il faudrait un organe de règlement qui puisse sanctionner les pollueurs ou le dumping environnemental. Mais beaucoup de pays sont réticents, notamment les Etats-Unis, qui n'aiment pas la bureaucratie onusienne, et les pays émergents qui ne veulent pas qu'une organisation internationale interfère dans leurs affaires intérieures.»

La France au contraire, est très favorable à la naissance d'une OME et espère porter ce projet au sommet de Rio en juin prochain. «Dans le "draft" qui a commencé à être négocié en vue de Rio, deux options sont possibles: soit on transforme le PNUE en agence spécialisée, une OME, en lui donnant une participation universelle, une contribution obligatoire et un mandat étendu, soit on change juste la composition du PNUE en obligeant tous les pays à y prendre part», détaille Lucien Chabason.



Une «question de standing»


Selon l'expert, même dans la première option, le mandat de la nouvelle agence des Nations unies, qui serait ainsi au même rang international que la FAO ou l'Unesco, ne sera pas véritablement renforcé: sans organe de règlement des conflits, elle ne pourra pas vérifier l'application des conventions dans chaque pays et n'aura aucune capacité d'intervention sur le terrain. Pour Achim Steiner, le directeur général du PNUE, la transformation en agence est surtout «une question de standing», rapporte Lucien Chabason. «Typiquement le genre d'arguments qui agace les Américains. Ce n'est pas à Rio que cela va se décider, sauf à prendre une décision de principe et ensuite examiner ça sur plusieurs années.» La naissance de l'OME n'est donc pas pour demain, n'en déplaise à Nicolas Sarkozy qui avait déclaré en décembre 2009, devant des associations environnementales, qu'il allait se «battre à mort pour une organisation mondiale de l'environnement».








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Japon : des milliers de manifestants contre l'énergie nucléaire par fedre.org, le 14 Février 2012 à 13h07 

TOKYO -- Des milliers de personnes ont manifesté samedi à Tokyo contre le recours à l'énergie nucléaire, onze mois après le violent séisme et le tsunami qui ont endommagé la centrale nucléaire de Fukushima.





















Kenzaburo Oe, 77 ans, Prix Nobel de littérature 1994, a déclaré devant des manifestants rassemblés à Yoyogi Park que "les déchets radioactifs des centrales nucléaires seront supportés par les nouvelles générations".


"Les êtres humains ne doivent pas passer cela sous silence. C'est contraire à l'éthique", a ajouté le romancier.


La manifestation a réuni 12.000 personnes selon les organisateurs, 7.000 selon la police.

Le séisme et le tsunami qui ont dévasté le 11 mars la région du Tohoku, dans le nord-est du Japon, ont fait quelque 19.000 morts et déclenché l'accident nucléaire de Fukushima, le pire depuis celui de 1986 à Tchernobyl.


En raison de l'élévation du niveau des radiations, des dizaines de milliers de personnes habitant aux alentours de la centrale située à quelque 220 km au nord-est de Tokyo, ont dû abandonner leur foyer. Plusieurs d'entre elles ne savent toujours pas quand elles pourront regagner leur domicile.


La grande majorité des 54 réacteurs nucléaires japonais sont arrêtés du fait d'un mouvement d'opposition populaire provoqué par la crise de Fukushima.


L'acteur japonais Taro Yamamoto, qui aurait été écarté de plusieurs distributions du fait de ses prises de position contre le nucléaire, a déclaré aux manifestants : "Notre pays cessera d'exister s'il est confronté à nouveau à un grand séisme"

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Une manifestation analogue, quoique de moindre importance, s'est déroulée dans la préfecture de Niigata, sur la côte de la Mer du Japon, où se trouve une centrale nucléaire.

A l'issue du rassemblement de Tokyo, les manifestants ont redescendu les rues de Shibuya, un des principaux quartiers commerciaux et de loisir de la capitale.


Ils ont scandé des slogans et déroulé des banderoles sur le thème "Sayonara (Adieu) aux centrales nucléaires", "Ayez le courage de dire non au nucléaire" et "Il y aura d'autres accidents si les centrales sont remises en marche".






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Les océans deviennent de plus en plus acides par fedre.org, le 8 Février 2012 à 07h15 

L'acidification de l'océan aussi connue en anglais comme « the other CO2 problem » (l'autre problème CO2) est un phénomène qui correspond à la régression du pH des océans. Une étude estimative a montré que le pH de surface des océans du globe a subi une baisse de 0,11 entre 1751 et 2004.

























Le Groupe International d'experts pour l'Etude du Climat (GIEC) a estimé que si l'augmentation du taux de CO2 restait constante, le pH global des océans allait chuter à 7,8 d'ici 2100. Les scientifiques ont pu établir que cette acidification de l'eau des océans était principalement due à l'activité humaine.


La première cause identifiée est celle de la dissolution du CO2 atmosphérique dans l'eau de mer, CO2 provenant essentiellement des émissions des industries et des véhicules. La seconde cause est liée à l'azote qui, en se transformant en acide nitrique et en ammoniaque, contribue à abaisser davantage le pH des océans. Cet azote est d'origine anthropique car il provient de la fumée émise par les véhicules et les systèmes de chauffage (central ou non) des pays tempérés. Le troisième coupable identifié n'est autre que le soufre qui, lui, est présent dans les carburants en proportions variables. Une étude menée par Scott Doney de la Woods Hole Oceanographic Institution de l'Etat du Massachussetts a établi que 2 téramoles de soufre et 6 téramoles d'azote actif seraient injectées chaque année dans l'atmosphère terrestre. Quoique le carbone soit de loin la première cause, on ne saurait occulter l'action de ces deux éléments qui, dans certaines régions, ont des impacts équivalents à près de la moitié du potentiel de nuisance du CO2.


C'est donc à juste titre que le Programme des Nations Unies pour l'environnement tire la sonnette d'alarme sur ce phénomène qui prend de l'ampleur. L'acidification des océans pourrait avoir des conséquences dramatiques sur la chaîne alimentaire. Ainsi, la reproduction, le stock de poissons et la biodiversité de ces derniers seraient fortement menacés. Les crustacés, en particulier les moules, les homards et les crevettes ainsi que tous les organismes marins dotés d'une coquille ou d'un exosquelette en calcium sont menacés d'extinction. Ces derniers auront, selon le rapport, de plus en plus de mal à fabriquer leurs coquilles du fait de l'acidification du milieu ambiant. Rappelons que le calcium se dissout sous l'action de l'acide. Le phénomène n'épargne pas non plus les récifs coralliens qui sont menacés d'extinction. Les ptéropodes, organismes marins dont le cycle de vie a pour base le calcium, sont également menacés de disparition. Vu que ces derniers sont la principale source d'alimentation pour le corail, les homards, les poissons et les crabes, c'est tout l'écosystème marin qui est en péril. Pour le scientifique Carol Turley, il est grand temps de prendre au sérieux ce phénomène qui agit négativement sur tous les organismes marins et qui menace d'extinction certains écosystèmes clés. C'est la sécurité alimentaire de l'ensemble de la planète qui est menacé selon lui.


C'est encore un drapeau rouge qui est brandi contre l'augmentation du taux de gaz carbonique dans l'atmosphère. Après le réchauffement du climat qui menace certaines îles de disparition, le CO2 fait encore parler de lui en menaçant d'affamer l'humanité. Combien de catastrophes encore faudrait-il pour que l'humanité comprenne qu'elle ne saurait se développer au détriment de l'environnement ? De nombreux pays à l'instar des USA et de la Chine refusent obstinément de ratifier le protocole de Kyoto qui engage chaque signataire à réduire ses rejets de gaz à effet de serre. Des milliards de tonnes de CO2 continuent d'être rejetés dans l'atmosphère malgré les appels répétés des associations de défense de l'environnement. Ce cri de détresse de l'agence des Nations Unies pour l'environnement va-t-il, à l'instar de celui des écologistes, tomber dans des oreilles de sourds ? Rien n'est moins sûr. Tous les dirigeants du monde savent que le modèle de développement actuel du monde est un hara kiri mais bien peu sont prêts à prendre le risque du changement.







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Vague de froid : la demande d'énergie atteint des sommets par fedre.org, le 6 Février 2012 à 07h03 

A la suite de la vague de froid, les consommation de gaz et d'électricité vont battre des records en France. Les prix de l'électricité s'envolent sur les marchés. Le géant russe Gazprom a fortement accru ses livraisons de gaz en Europe.






















Mobilisation générale face à la vague de froid. Les températures devraient tomber à -5 degrés Celsius demain matin, et pousser la demande de gaz à des sommets jamais atteints en France. En charge de l'essentiel du réseau hexagonal, la filiale de GDF Suez, GRTgaz, prévoit pour jeudi une consommation de 3.105 gigawattheures (GWh) sur son réseau. Le précédent pic de consommation datait du 8 janvier 2010 avec une demande de gaz de 3.037 GWh dans la journée.


Malgré le froid, la demande de gaz sera un peu moins forte vendredi car les industriels ont tendance à baisser leur consommation ce jour là de la semaine. Par contre, les 11 centrales électriques au gaz raccordées au réseau de GRTgaz devraient battre un nouveau record de consommation.


Dans l'électricité, le gestionnaire du réseau RTE prévoit un record historique de consommation de 97.000 mégawatts (MW) vendredi soir. Il pourrait même frôler 99.000 MW mardi. Le dernier pic date du 15 décembre 2010, avec une puissance appelée de 96.710 MW.


Vendredi, les températures seront inférieures de 11 degrés aux normales saisonnières


Très équipée en chauffage électrique, la France est particulièrement sensible au froid. Chaque baisse de 1 degré de la température entraîne une consommation supplémentaire de 2.300 MW. Or vendredi, les températures seront inférieures de 11 degrés aux normales saisonnières, selon RTE. EDF est mobilisé. Sur ses 58 réacteur nucléaires, 55 sont couplés au réseau, les 3 autres étant arrêtés pour leur « check-up » décennal. De son côté, RTE a lancé aujourd'hui son alerte « Ecowatt » appelant les habitants de Bretagne et de PACA à réduire leur consommation aux heures de pointe. Ces deux régions, qui produisent peu par rapport à leurs besoins, sont très exposées.

Malgré tous ces efforts, les cours de l'électricité ont bondi dans la journée. Celui du mégawattheure (MWh) pour livraison le lendemain aux heures de pointe a grimpé de 18 %, à 76,50 euros, un record depuis décembre 2010.


Alors que la France était redevenue exportatrice nette vers l'Allemagne, la tendance s'est inversée avec le froid. Aujourd'hui, les importations de courant venant d'outre-Rhin dépassaient largement les exportations en sens inverse. Pourtant, le pays est lui aussi exposé au froid sibérien : demain jeudi, il pourrait faire -16 degrés à Berlin. Mais il fait fonctionner à plein ses centrales classiques (charbon, gaz, etc.).


« La situation est un test de résistance pour le réseau électrique allemand », selon les analystes d'UBS. Ils estiment toutefois que le pays peut éviter d'être plongé dans le noir. Après la décision allemande d'arrêter sept réacteurs nucléaires, suite à la catastrophe de Fukushima, les experts redoutaient ce genre de problème pour l'hiver.


En Europe, le système gazier est également sous tension. Gazprom, qui fournit le quart des importations européennes, aurait reçu plus de commandes qu'il ne serait capable d'en honorer, indique Reuters. « La société mobilise toutes les voies d'exportation du gaz et a accru de façon significative ses prélèvements sur les sites de stockage souterrain en Europe », a indiqué hier le gazier russe.




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