Les océans deviennent de plus en plus acides par fedre.org, le 8 Février 2012 à 07h15 

L'acidification de l'océan aussi connue en anglais comme « the other CO2 problem » (l'autre problème CO2) est un phénomène qui correspond à la régression du pH des océans. Une étude estimative a montré que le pH de surface des océans du globe a subi une baisse de 0,11 entre 1751 et 2004.

























Le Groupe International d'experts pour l'Etude du Climat (GIEC) a estimé que si l'augmentation du taux de CO2 restait constante, le pH global des océans allait chuter à 7,8 d'ici 2100. Les scientifiques ont pu établir que cette acidification de l'eau des océans était principalement due à l'activité humaine.


La première cause identifiée est celle de la dissolution du CO2 atmosphérique dans l'eau de mer, CO2 provenant essentiellement des émissions des industries et des véhicules. La seconde cause est liée à l'azote qui, en se transformant en acide nitrique et en ammoniaque, contribue à abaisser davantage le pH des océans. Cet azote est d'origine anthropique car il provient de la fumée émise par les véhicules et les systèmes de chauffage (central ou non) des pays tempérés. Le troisième coupable identifié n'est autre que le soufre qui, lui, est présent dans les carburants en proportions variables. Une étude menée par Scott Doney de la Woods Hole Oceanographic Institution de l'Etat du Massachussetts a établi que 2 téramoles de soufre et 6 téramoles d'azote actif seraient injectées chaque année dans l'atmosphère terrestre. Quoique le carbone soit de loin la première cause, on ne saurait occulter l'action de ces deux éléments qui, dans certaines régions, ont des impacts équivalents à près de la moitié du potentiel de nuisance du CO2.


C'est donc à juste titre que le Programme des Nations Unies pour l'environnement tire la sonnette d'alarme sur ce phénomène qui prend de l'ampleur. L'acidification des océans pourrait avoir des conséquences dramatiques sur la chaîne alimentaire. Ainsi, la reproduction, le stock de poissons et la biodiversité de ces derniers seraient fortement menacés. Les crustacés, en particulier les moules, les homards et les crevettes ainsi que tous les organismes marins dotés d'une coquille ou d'un exosquelette en calcium sont menacés d'extinction. Ces derniers auront, selon le rapport, de plus en plus de mal à fabriquer leurs coquilles du fait de l'acidification du milieu ambiant. Rappelons que le calcium se dissout sous l'action de l'acide. Le phénomène n'épargne pas non plus les récifs coralliens qui sont menacés d'extinction. Les ptéropodes, organismes marins dont le cycle de vie a pour base le calcium, sont également menacés de disparition. Vu que ces derniers sont la principale source d'alimentation pour le corail, les homards, les poissons et les crabes, c'est tout l'écosystème marin qui est en péril. Pour le scientifique Carol Turley, il est grand temps de prendre au sérieux ce phénomène qui agit négativement sur tous les organismes marins et qui menace d'extinction certains écosystèmes clés. C'est la sécurité alimentaire de l'ensemble de la planète qui est menacé selon lui.


C'est encore un drapeau rouge qui est brandi contre l'augmentation du taux de gaz carbonique dans l'atmosphère. Après le réchauffement du climat qui menace certaines îles de disparition, le CO2 fait encore parler de lui en menaçant d'affamer l'humanité. Combien de catastrophes encore faudrait-il pour que l'humanité comprenne qu'elle ne saurait se développer au détriment de l'environnement ? De nombreux pays à l'instar des USA et de la Chine refusent obstinément de ratifier le protocole de Kyoto qui engage chaque signataire à réduire ses rejets de gaz à effet de serre. Des milliards de tonnes de CO2 continuent d'être rejetés dans l'atmosphère malgré les appels répétés des associations de défense de l'environnement. Ce cri de détresse de l'agence des Nations Unies pour l'environnement va-t-il, à l'instar de celui des écologistes, tomber dans des oreilles de sourds ? Rien n'est moins sûr. Tous les dirigeants du monde savent que le modèle de développement actuel du monde est un hara kiri mais bien peu sont prêts à prendre le risque du changement.







fedre.org



Oulan-Bator : une ville qui explose par Horizon-durable - Justine Grespan, le 30 Décembre 2011 à 16h31 

Oulan-Bator, la capitale de la Mongolie, se voit devenir une destination toujours plus prisée par l'exode rural et se retrouve 2ème ville la plus polluée du monde.

























Lorsque cette ville a été fondée en 1639, elle était en fait un monastère bouddhiste itinérant et un relais de poste. Ce n'est qu'en 1778 que la ville a pris possession définitive du territoire qu'elle occupe actuellement. C'est ainsi qu'elle se situe près de la rivière Tuul, au nord du Bogd Uul, la « montagne sacrée ».



Au début du 19ème siècle, près de 60% des habitants vivaient dans des yourtes blanches, qui est l'habitat traditionnel mongole. Elles étaient entourées de palissades et leur position formait d'immenses quartiers. Cependant, ces quartiers sont des bidonvilles et sont privés de toute commodité élémentaire : ni eau courante, ni sanitaire.



Pendant les années 30, sous le communisme, les Russes ont entrepris d'urbaniser la ville. Un transfert à la manière soviétique des habitants dans des immeubles n'a pas fait disparaître pour autant les yourtes que les habitants ont gardé pour y retourner en hiver.

Le problème est que ces quartiers s'étendent continuellement à cause de l'exode rural qui pousse les Mongols à migrer dans la capitale.



En effet, lors de la sortie du communisme en 1990, un grand nombre d'usines construites par les Soviétiques ont fermé. De nombreux anciens ouvriers ont alors quitté la ville pour retourner à leurs racines, c'est-à-dire à l'élevage et au nomadisme. Mais lorsque de sévères hivers ou un dzud (sécheresse estivale suivie d'un enneigement qui glace le sol et empêche les animaux de se nourrir) arrivent et déciment les troupeaux, la nostalgie du communisme peut se faire ressentir. Sans plus aucune bête, ils sont obligés de retourner en ville.



Quant aux « authentiques » éleveurs, c'est-à-dire ceux qui le sont restés pendant l'époque communiste, ils sont également touchés par les rudes hivers et le dzud. Malgré tout leur savoir-faire accumulé au long des années, certains ont décidé de laisser ce qui restait de leur troupeau pour aller voir en ville si l'avenir y est meilleur, au moins pour leurs enfants. Car, là-bas, il y a l'école gratuite et ils comptent dessus pour éduquer leur descendance.



Ils sont donc de plus en plus nombreux à rejoindre la capitale qui compte aujourd'hui près de la moitié de la population mongole, qui est de 2,8 millions.



Les bidonvilles s'agrandissent et les problèmes qui vont avec aussi : taux de criminalité élevé, alcoolisme, misère et désespoir sont leur triste quotidien. En 2011, rien que 50'000 personnes y ont migré. C'est pourquoi cette ville se retrouve au second rang des villes les plus polluées dans le monde. Quels facteurs expliquent-ils cela ? Les résidents se servent de charbon et de bois comme combustibles. Or, lorsqu'on sait que les températures d'Oulan-Bator descendent jusqu'à -25° en moyenne en hiver, les quantités de carburants qui sont utilisées doivent être immenses.

La densité croissante dans les bidonvilles y est aussi pour quelque chose. Elle est démesurée et évidemment incontrôlée, ce qui ne favorise pas un développement durable. Il suffit de regarder les déchetteries qui ne traitent généralement pas les déchets, mais les entreposent simplement aux alentours de la ville. Ce qui est un réel problème au niveau de l'odeur mais surtout du fait que c'est un vecteur de maladies.



Pourtant, la situation d'Oulan-Bator n'est que peu connue. Quant aux autorités internationales, elles ne se prononcent pas sur ce sujet.



Sources : http://www.terre-mongolie.com/mongolie/mongolie.php

BELT Don. Les descendants de Gengis Khan. National Geographic. N° 145, octobre 2011, pp. 64-81.

 

 





Horizon-durable - Justine Grespan





L’iPhone et l’écologie par Horizon-Durable, le 17 Décembre 2011 à 14h15 

Alors qu’il a séduit pas moins de 47 millions d’utilisateurs, l’iPhone est certes classe et technologique, mais est-il écologique ? Voici donc un article qui rend compte de son impact environnemental.




La première étape est évidemment celle de la fabrication : victime de la mondialisation, l’iPhone est fabriqué d’après un assemblage de nombreux composants qui viennent des quatre coins du monde. La consommation faite par les transports n’est donc pas ce qu’il pourrait y avoir de plus optimal. C’est ainsi que les puces wifi, le contrôleur d’écran tactile, l’écouteur/haut-parleur et encore d’autres composants viennent des Etats-Unis. Tandis que l’accéléromètre, le bloc d’alimentation etc viennent

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Pomme de discorde: Apple par Horizon-Durable, le 3 Décembre 2011 à 19h02 

Le dernier né de la famille de la grosse pomme est arrivé en Suisse à la fin du mois d’octobre. Nec plus ultra de la famille Smartphone, il est aussi synonyme, dans un communiqué de presse d’Apple, de réduction de l’impact sur l’environnement. Pourtant, selon une étude indépendante menée par des Québécois, l’Iphone 4 produit, en deux ans, soit sa durée de vie, un total de 45 kilos de...





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