Markus Christen, responsable
de la dernière enquête sur la composition des ordures, est surpris par la
qualité de la marchandise jetée. Pourtant, lorsqu'on sait qu'il suffit d'une
rupture dans la chaîne du froid au cours du transport de la marchandise pour
détruire de grandes quantités de nourriture, la surprise est moins grande. En
effet, les règles d'hygiène ordonnent d'éliminer ces denrées alimentaires même
si elles pouvaient être encore consommables. L'aberration saute encore plus aux
yeux lorsqu'on apprend que certains produits alimentaires sont jetés à cause de
leur aspect extérieur.
La date de péremption est donc devenu un indicateur des plus importants dans ce système de consommation. Les individus préfèrent aujourd'hui se fier à une date imprimée sur les produits achetés plutôt qu'à leurs propres cinq sens. Notre attitude envers la nourriture n'est plus la même depuis que cette date de péremption a été réglementée en 1967. En effet, la loi fait la distinction entre deux types de déclaration : la « date de durée de conservation minimale » et la « date limite de consommation ». Ainsi, les denrées rapidement périssables devant être conservées au réfrigérateur doivent porter la mention « à consommer jusqu'au... », et ne peuvent être vendues ou distribuées à des institutions sociales après cette date-ci. Les produits alimentaires conservables doivent, quant à eux, être gardés et peuvent être vendus à prix réduit après la date de conervation minimale. Mais alors, le fabricant n'est plus sous l'obligation de garantie. Quant à la Société suisse de nutrition, elle admet que pour la plupart de ces produits conservables, la date de conservation minimale peut facilement être dépassée sans pour autant que les produits soient mauvais.
Le fait de jeter tout de suite les produits dits périmés par les grandes chaînes de magasins est donc plus un problème de bénéfice qu'un souci pour la santé de la population consommatrice. D'autant plus lorsqu'on voit la chaîne Jumbo aux Pays-Bas où les individus peuvent emporter gratuitement les produits qui ont moins de deux jours de durée avant la date de conservation.
En Suisse, le phénomène de glanage, c'est-à-dire se servir dans les poubelles, est plus présent que ce que l'on peut penser. Certains disent que cette surproduction est due aux clients qui en demandent toujours plus. Lorsqu'il va faire ses courses, l'individu n'achète pas ce dont il a besoin pour le moment présent, mais ce qu'il pense qu'il va utiliser un jour. Acheter donc beaucoup pour être sûr de ne manquer de rien face à toutes les situations possibles, et finalement, en avoir trop. Du coup, les magasins doivent suivre cette tendance en surproduisant pour pouvoir avoir toujours tous leurs étalages remplis de nourriture et répondre à la demande. Mais cela n'implique pas l'obligation de jeter tout ce qui est « prérimé » à la fermeture. Après interrogation de Greenpeace aux grandes chaînes de distribution, nous pouvons citer l'exemple de Coop où le règlement pour la marchandise invendue est le suivant : prix réduits pour les clients et les collaborateurs, et distribution à des institutions sociales comme « Table couvre-toi » ou « Table Suisse ». Quant à Migros, elle aussi fait des prix réduits sur les les produits dont la date de péremption est proche, sans pour autant oublier les réseaux sociaux qui redistribuent la nourriture aux nécessiteux. Il est aussi intéressant de voir que ces deux grands distributeurs utilisent le recyclage de tonnes de nourriture en les transformant en biogaz.
Pourtant, à eux seuls, ils produisent 30'000 tonnes de déchets organiques. Et encore, là dedans ne sont pas comptés les denrées alimentaires qui ne satisfont pas les normes esthétiques imposées et qui donc n'arrivent même pas jusqu'aux rayonnages des magasins. Pour exemple, une tomate charnue doit avoir un diamètre entre 67 et 102 mm. Et il existe aussi une table de couleurs pour les degrés de maturité. Des critères qui paraissent donc plutôt absurdes et difficilement respectables, tout comme ceux des dates de péremption.
Source : LAAS, Inga, « Des poubelles qui recèlent des trésors », Greenpeace, 2011, n°4
Horizon-durable - Justine Grespan

Encore un nouveau machin dans le paysage des institutions internationales? La création d'une organisation mondiale de l'environnement (OME) devrait être discutée lors du sommet des Nations unies à Rio, au Brésil, en juin prochain et est d'ores et déjà soutenu par plusieurs pays, dont la France. La ministre de l'Ecologie a même réuni, le 31 janvier, des experts, scientifiques, associatifs et diplomates, pour amorcer la réflexion sur ce à quoi pourrait ressembler cette organisation. Mais l'environnement bénéficierait-il vraiment de cette nouvelle structure?
Regrouper des conventions éparpillées
A l'origine du projet, la nécessité de créer une organisation qui fasse le poids face à l'Organisation mondiale du commerce, le Fonds monétaire international (FMI), l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ou l'Organisation internationale du travail (OIT). A l'heure actuelle, aucune structure ne représente officiellement les intérêts environnementaux mondiaux, pas même le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), créé en 1972. «C'est un programme et non une agence des Nations unies, précise Lucien Chabason, conseiller auprès de la direction de l'Institut du développement durable (Iddri). De ce fait, le PNUE ne regroupe qu'une cinquantaine de pays et son budget repose sur des cotisations volontaires, alors qu'à l'Unesco, par exemple, tous les pays sont présents et la contribution est obligatoire.»
Créer une Organisation mondiale de l'environnement pourrait aussi permettre de regrouper les nombreuses conventions qui ont été signées depuis une trentaine d'années, mais qui ont chacune leur propre administration: la Cites sur la commercialisation des espèces en danger, la convention de Bâle sur les transferts de déchets, la convention de Montréal sur la protection de la couche d'ozone, et bien sûr les conventions sur le climat, débattues annuellement lors de sommets organisés par l'UNFCC... «Le système est très éclaté, constate Lucien Chabason, et le PNUE ne joue aucun rôle dans la mise en %u0153uvre de tous ces dispositifs.»
Pour renforcer l'action du PNUE, limité pour le moment à un rôle «de vigie et de catalyseur» chargé d'inciter les autres organisations à s'intéresser à l'environnement, et regrouper toutes les conventions, une OME pourrait être la solution. «Il faudrait un organe de règlement qui puisse sanctionner les pollueurs ou le dumping environnemental. Mais beaucoup de pays sont réticents, notamment les Etats-Unis, qui n'aiment pas la bureaucratie onusienne, et les pays émergents qui ne veulent pas qu'une organisation internationale interfère dans leurs affaires intérieures.»
La France au contraire, est très favorable à la naissance d'une OME et espère porter ce projet au sommet de Rio en juin prochain. «Dans le "draft" qui a commencé à être négocié en vue de Rio, deux options sont possibles: soit on transforme le PNUE en agence spécialisée, une OME, en lui donnant une participation universelle, une contribution obligatoire et un mandat étendu, soit on change juste la composition du PNUE en obligeant tous les pays à y prendre part», détaille Lucien Chabason.
Selon l'expert, même dans la première option, le mandat de la nouvelle agence des Nations unies, qui serait ainsi au même rang international que la FAO ou l'Unesco, ne sera pas véritablement renforcé: sans organe de règlement des conflits, elle ne pourra pas vérifier l'application des conventions dans chaque pays et n'aura aucune capacité d'intervention sur le terrain. Pour Achim Steiner, le directeur général du PNUE, la transformation en agence est surtout «une question de standing», rapporte Lucien Chabason. «Typiquement le genre d'arguments qui agace les Américains. Ce n'est pas à Rio que cela va se décider, sauf à prendre une décision de principe et ensuite examiner ça sur plusieurs années.» La naissance de l'OME n'est donc pas pour demain, n'en déplaise à Nicolas Sarkozy qui avait déclaré en décembre 2009, devant des associations environnementales, qu'il allait se «battre à mort pour une organisation mondiale de l'environnement».

2011, une année comme tant d'autres, mais il semble quand même avec beaucoup plus de catastrophes naturelles, de mouvements de terrains, de certains parasites ou de virus agressif ou de barjots qui pètent les plombs tous azimut sur la planète sûrement amplifiés ou accélérés par la bêtise de l'homme et l'âpreté au gain.
Paradoxalement on revient à penser intelligemment, utiliser ce que la naturel permet tel le fumier de cheval et les lombrics, de transformer ledit fumier étant la base de la nourriture des lombrics. Je ne suis ni ingénieur agronome ni technicien de quelque haute école d'agrologie que ce soit.
Simplement un amoureux passionné de chevaux qui pratique depuis 55 ans ce sport qu'il aime en respectant autrui et l'environnement et ceci sans les technocrates issus de tous bords qui nous inondent de papiers inutiles à remplir et qui pondent des lois souvent inapplicables dans le terrain.
Ce n'est peut-être qu'une petite goutte d'eau dans le lac que les chevaux et ceux qui sont autour apportent au développement durable.
Dans les années 80, j'avais une cliente qui travaillait à Genève à la FAO et avait une propriété à Rome où elle monta une écurie et un manège. Elle eut l'idée d'utiliser des lombrics et me disait qu'elle vendait des couches de fumier de cheval (matière première) aux arabes. Tout le monde se payait un peu de sa tête avec ses tomates gigantesques qui poussaient plus rapidement que les autres. Elle mis sur pied une véritable chaîne de compost qu'elle tirait du fumier de cheval et des lombrics. Je me souviens qu'il y avait même de la pub à la radio romande pour « Lombrico Roma » Eh bien la brave dame dû fermer boutique quand elle essayât de distribuer ses petits sacs de compost naturels par l'intermédiaire des cercles agricoles italiens aux mains des gros distributeurs ou de la mafia.
Et aujourd'hui, on en voit plein les journaux des articles vantant les vertus des lombrics et ses capacités incroyable à se reproduire et à détruire les ordures de touts types.
Bref de nos jours, beaucoup de paysans ont des chevaux en pension ou à la retraite. Cet engagement toujours plus grand pour l'équidé à notre époque touche des dizaines de milliers d'emplois et ce n'est pas le fruit du hasard. La roue de la vie tourne comme la terre et cet animal grégaire attaché à toutes les formes de vie humaine depuis sa domestication par les chinois 6000 avant J-C à aider l'homme à travers les guerres, les migrations , le travail et les loisirs. Le PMU français est l'un des moteurs économiques très importants du pays (3ème revenu de l'économie nationale) Les psychologues, chuchoteurs ou spécialistes animaliers vantent les vertus psychologiques de l'équidé qui apportent aux gens en dépendance de drogue,
handicapés à divers degrés ou à ceux tout simplement qui veulent s'approcher de la nature, des animaux ou passer des vacances à la ferme. Tout un chacun se souvient que le cheval est la plus belle conquête de l'homme , mais il est dommage que « Pégase » ne parle pas, car avec ce qu'il a apporté à l'homme au fil du temps, je me demande si aujourd'hui si, lui, équidé, considérerait l'homme comme étant sa plus noble rencontre en voyant la stupidité avec laquelle le bipède humain gère la terre que le cheval a mis tant d'honneur à lui faire découvrir aux fils des migrations :
Bombes atomiques, pétroliers échoués, guerres de religion qui n'ont jamais cessé, âpreté aux gains et technologie à toute va depuis que le monde est monde. Enfin espérons que l'effet de serre aura au moins le mérite de faire bouillir les bonne idées écologiques utiles dans la tête de technocrates pour que le cheval puisse continuer a faire rêver en nous promenant dans les forêts. ( pour information le lombric a été élu l'animal de l'année en 2010)
Horizon-durable - Françis Menoud

source : francetop.net
Le marché du sapin de Noël pèse en Suisse près de 40 millions de francs. Pourtant, plus de la moitié des sapins vendus sont importés du Danemark. Ces sapins, plus d'un million chaque année, appréciés pour leurs formes régulières et leur vert éclatant, arrivent par camion et introduisent des produits nocifs dans votre salon. Et nous connaissons le sort des rois des forêts : une fois le Père Noël reparti, ils sont abandonnés dans les rues.
Il existe de nombreuses alternatives écologiques au sapin de Noël danois. La première qui vient à l'esprit est trompeuse : les sapins artificiels, bien que réutilisables, sont fabriqués dans des matériaux très polluants et non biodégradables, souvent fabriqués en Asie avec tous les problèmes sociaux que cela implique. La meilleure solution est donnée par le WWF qui soutient le commerce d'arbres issus des forêts certifiées FSC (Forest Stewardship Council). Ces sapins 100% suisses, peut-être moins verts et réguliers que leurs concurrents danois, encouragent le commerce local et sont garantis sans pesticides. En achetant un sapin en pot certifié FSC dans un des 150 points de vente en Suisse, nous contribuons à la protection des forêts. De plus, des entreprises, comme Ecosapin, proposent de venir rechercher (à vélo) le sapin après les fêtes et de le replanter en forêt.
Source et informations : http://www.ecosapin.ch/2011/


En effet, la Terre est un espace vivable limité de part sa taille constante ainsi que par les ressources dont elle dispose. Pourtant, la Terre n’a jamais accueillie autant d’âmes. La croissance démographique continue toujours bon train malgré les faiblesses et les contraintes du sol. Pas
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