Japon : des milliers de manifestants contre l'énergie nucléaire par fedre.org, le 14 Février 2012 à 13h07 

TOKYO -- Des milliers de personnes ont manifesté samedi à Tokyo contre le recours à l'énergie nucléaire, onze mois après le violent séisme et le tsunami qui ont endommagé la centrale nucléaire de Fukushima.





















Kenzaburo Oe, 77 ans, Prix Nobel de littérature 1994, a déclaré devant des manifestants rassemblés à Yoyogi Park que "les déchets radioactifs des centrales nucléaires seront supportés par les nouvelles générations".


"Les êtres humains ne doivent pas passer cela sous silence. C'est contraire à l'éthique", a ajouté le romancier.


La manifestation a réuni 12.000 personnes selon les organisateurs, 7.000 selon la police.

Le séisme et le tsunami qui ont dévasté le 11 mars la région du Tohoku, dans le nord-est du Japon, ont fait quelque 19.000 morts et déclenché l'accident nucléaire de Fukushima, le pire depuis celui de 1986 à Tchernobyl.


En raison de l'élévation du niveau des radiations, des dizaines de milliers de personnes habitant aux alentours de la centrale située à quelque 220 km au nord-est de Tokyo, ont dû abandonner leur foyer. Plusieurs d'entre elles ne savent toujours pas quand elles pourront regagner leur domicile.


La grande majorité des 54 réacteurs nucléaires japonais sont arrêtés du fait d'un mouvement d'opposition populaire provoqué par la crise de Fukushima.


L'acteur japonais Taro Yamamoto, qui aurait été écarté de plusieurs distributions du fait de ses prises de position contre le nucléaire, a déclaré aux manifestants : "Notre pays cessera d'exister s'il est confronté à nouveau à un grand séisme"

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Une manifestation analogue, quoique de moindre importance, s'est déroulée dans la préfecture de Niigata, sur la côte de la Mer du Japon, où se trouve une centrale nucléaire.

A l'issue du rassemblement de Tokyo, les manifestants ont redescendu les rues de Shibuya, un des principaux quartiers commerciaux et de loisir de la capitale.


Ils ont scandé des slogans et déroulé des banderoles sur le thème "Sayonara (Adieu) aux centrales nucléaires", "Ayez le courage de dire non au nucléaire" et "Il y aura d'autres accidents si les centrales sont remises en marche".






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Vague de froid : la demande d'énergie atteint des sommets par fedre.org, le 6 Février 2012 à 07h03 

A la suite de la vague de froid, les consommation de gaz et d'électricité vont battre des records en France. Les prix de l'électricité s'envolent sur les marchés. Le géant russe Gazprom a fortement accru ses livraisons de gaz en Europe.






















Mobilisation générale face à la vague de froid. Les températures devraient tomber à -5 degrés Celsius demain matin, et pousser la demande de gaz à des sommets jamais atteints en France. En charge de l'essentiel du réseau hexagonal, la filiale de GDF Suez, GRTgaz, prévoit pour jeudi une consommation de 3.105 gigawattheures (GWh) sur son réseau. Le précédent pic de consommation datait du 8 janvier 2010 avec une demande de gaz de 3.037 GWh dans la journée.


Malgré le froid, la demande de gaz sera un peu moins forte vendredi car les industriels ont tendance à baisser leur consommation ce jour là de la semaine. Par contre, les 11 centrales électriques au gaz raccordées au réseau de GRTgaz devraient battre un nouveau record de consommation.


Dans l'électricité, le gestionnaire du réseau RTE prévoit un record historique de consommation de 97.000 mégawatts (MW) vendredi soir. Il pourrait même frôler 99.000 MW mardi. Le dernier pic date du 15 décembre 2010, avec une puissance appelée de 96.710 MW.


Vendredi, les températures seront inférieures de 11 degrés aux normales saisonnières


Très équipée en chauffage électrique, la France est particulièrement sensible au froid. Chaque baisse de 1 degré de la température entraîne une consommation supplémentaire de 2.300 MW. Or vendredi, les températures seront inférieures de 11 degrés aux normales saisonnières, selon RTE. EDF est mobilisé. Sur ses 58 réacteur nucléaires, 55 sont couplés au réseau, les 3 autres étant arrêtés pour leur « check-up » décennal. De son côté, RTE a lancé aujourd'hui son alerte « Ecowatt » appelant les habitants de Bretagne et de PACA à réduire leur consommation aux heures de pointe. Ces deux régions, qui produisent peu par rapport à leurs besoins, sont très exposées.

Malgré tous ces efforts, les cours de l'électricité ont bondi dans la journée. Celui du mégawattheure (MWh) pour livraison le lendemain aux heures de pointe a grimpé de 18 %, à 76,50 euros, un record depuis décembre 2010.


Alors que la France était redevenue exportatrice nette vers l'Allemagne, la tendance s'est inversée avec le froid. Aujourd'hui, les importations de courant venant d'outre-Rhin dépassaient largement les exportations en sens inverse. Pourtant, le pays est lui aussi exposé au froid sibérien : demain jeudi, il pourrait faire -16 degrés à Berlin. Mais il fait fonctionner à plein ses centrales classiques (charbon, gaz, etc.).


« La situation est un test de résistance pour le réseau électrique allemand », selon les analystes d'UBS. Ils estiment toutefois que le pays peut éviter d'être plongé dans le noir. Après la décision allemande d'arrêter sept réacteurs nucléaires, suite à la catastrophe de Fukushima, les experts redoutaient ce genre de problème pour l'hiver.


En Europe, le système gazier est également sous tension. Gazprom, qui fournit le quart des importations européennes, aurait reçu plus de commandes qu'il ne serait capable d'en honorer, indique Reuters. « La société mobilise toutes les voies d'exportation du gaz et a accru de façon significative ses prélèvements sur les sites de stockage souterrain en Europe », a indiqué hier le gazier russe.




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Les biocarburants peinent à se développer en France par Fedre.org, le 30 Janvier 2012 à 06h35 

Les biocarburants ont, en France, du retard à l'allumage. Destinée à faire le point sur la feuille de route nationale, la réunion de l'Observatoire des biocarburants a pourtant déçu, mercredi, certains de ses participants, notamment les producteurs de bioéthanol.

























"Ce rendez-vous n'a débouché sur aucune mesure concrète, aucun engagement n'a été pris par les motoristes ou les pétroliers. Ce n'est pas ainsi que nous pourrons devenir les fournisseurs privilégiés de l'Europe", a déclaré Alain Jeanroy, directeur général de la CGB (Confédération générale des planteurs de betteraves).



Certes, le gouvernement est volontariste en la matière. Bruxelles a imposé en 2008 l'introduction de 10% d'énergies renouvelables minimum dans les transports à l'horizon 2020. Paris, sous l'impulsion du Grenelle de l'environnement, a fait le pari d'atteindre le seuil de 7% dès 2010. Cet objectif n'a pourtant pas été atteint, a reconnu récemment le ministère de l'Écologie. Les essences SP95-E10 (qui contient 10% d'éthanol) et E85 (85% d'éthanol, utilisable uniquement dans les véhicules flex-fuel équipés de moteurs adaptés), n'ont pas connu le développement escompté. "Selon les estimations, on serait plutôt à 6,25% d'incorporation de bioéthanol et de biodiesel", rapporte Sylvain Demoures, secrétaire général du SNPAA (producteurs industriels d'alcool agricole).



L'E85 reste un marché de niche


Pour Alain Jeanroy, "il y a un nombre insuffisant de pompes et les moteurs flex-fuel ne sont pas assez promus par les constructeurs." De fait, 307 stations-service distribuent l'E85 sur les 12.000 du territoire. Le SP95-E10 fait mieux avec 3.085 stations. L'industrie automobile a, quant à elle, commercialisé 21.947 voitures flex-fuel en France entre 2006 et 2011, selon le SNPAA. À comparer aux 2,2 millions d'immatriculations réalisées sur le marché français en 2011... "Le flex-fuel a été oublié par le dispositif du bonus, estime Sylvain Demoures. Près de 100.000 GPL ont été vendus avec un bonus de 2.000 euros. Les constructeurs ont dû faire des choix."


Malgré tout, "l'utilisation des biocarburants progresse", estime le SNPAA. Le SP95-E10 a atteint 20% de part de marché. Les volumes commercialisés d'E85 ont augmenté de 44% entre janvier et novembre 2011 par rapport à l'année précédente. Mais "l'E85 reste un marché de niche", reconnaît Sylvain Demoures. Son principal attrait pour les consommateurs est son prix. Le litre était, début janvier, 62 centimes d'euros moins cher que le SP95. Producteurs et distributeurs se sont ainsi associés au sein d'une campagne d'information pour "faire connaître les véhicules compatibles et les stations disponibles". De leur côté, les producteurs de betterave estiment que l'enjeu est la conquête de parts de marché à l'export. "Pour l'instant, la frilosité des pouvoirs publics n'incite pas aux investissements", regrette Alain Jeanroy.







source:fedre.org



Desertec freiné par la désunion européenne par Fedre.org, le 18 Janvier 2012 à 08h00 

Quelque 400 milliards d'euros d'investissement, 1.500 centrales solaires géantes implantées dans le désert, 100 gigawatts (GW)... Desertec frappe par sa démesure.






















Initialement imaginé par des scientifiques allemands, le projet est soutenu par des financiers et des industriels (allemands pour la moitié) regroupés au sein de la DII (Desertec Industrial Initiative). Il vise à l'horizon 2050 la production de 100 GW d'électricité renouvelable ? solaire, éolien, biomasse ? au Maghreb et au Moyen-Orient, et l'exportation d'une partie de cette électricité vers l'Europe, pour environ 15 % de ses besoins.


La faisabilité technique du projet, le risque d'instabilité politique au sud de la Méditerranée ou encore les conditions de son financement, régulièrement évoqués, sont mentionnés dans l'étude que consacre le cabinet BearingPoint aux facteurs clés du succès de ce type de projets. Mais il est plus rare que l'instabilité réglementaire encadrant les projets solaires européens ou le manque d'homogénéité entre États membres soit présenté comme de possibles freins à son développement.


« Pour des investissements de 20 à 50 ans, le manque de stabilité des réglementations en Espagne, en France ou en Italie constitue un risque supérieur à celui des printemps arabes », affirme pourtant Lynn Nahmani, experte en financement de projets. Emmanuel Autier, associé de BearingPoint, souligne pour sa part la nécessité d'une réglementation cohérente à l'échelle européenne, d'un mode de collaboration nord-sud profitable aux deux parties, d'un véritable marché européen de l'électricité verte qui serait ouvert aux pays extra-européens... autant de points qui impliquent une meilleure coordination entre États membres et l'invention de nouveaux types de rapports entre les deux rives de la Méditerranée.


Emmanuel Autier évoque par exemple des coopérations « sur le mode chinois », faisant la part belle aux transferts de technologies. Et ce, pour ne pas reproduire l'exemple du secteur pétrolier et gazier, dans lequel, selon un expert, aucun des pays producteurs du sud ne serait aujourd'hui capable de reproduire de façon autonome la technologie d'exploitation.


Pistes de financement


Une vision « moins exportatrice », dans laquelle la production serait plus massivement consacrée aux besoins locaux, commence aussi à être évoquée. Et même un rôle de « grenier d'énergie verte » que pourrait jouer l'Afrique du Nord, y compris vers le reste du continent. Mais l'absence de politique énergétique coordonnée au sein du Maghreb demeure un frein.


Côté financement, les choses ne sont pas plus simples. Preuve de son gigantisme, le montant nécessaire au projet Desertec représente près de la moitié des fonds aujourd'hui mobilisés pour les énergies renouvelables d'ici à 2020. Pour favoriser le financement, Jean Christophe, de la Pfandbrief Bank, préconise un partenariat public-privé (PPP) très public au départ et se privatisant au fil du temps. Il rappelle que les banques régionales et les financements islamistes constituent des pistes à ne pas négliger, surtout en période de crise, lorsque les agences multilatérales, traditionnellement mises à contribution sur ce type de projets, sont très sollicitées par ailleurs.





source: fedre.org





Eolien: GDF Suez a atteint le cap des 1000 MW installé en France par FEDRE, le 9 Janvier 2012 à 14h30 

Le groupe GDF Suez a atteint le cap des 1.000 mégawatts (MW) installés en France dans le domaine de l'éolien terrestre avec la mise en service d'un parc de cinq aérogénérateurs à Guerville (Seine-Maritime), a annoncé mercredi son PDG Gérard Mestrallet.

























"Mille mégawatts, grosso modo, c'est la puissance d'un réacteur nucléaire et ce n'est pas indifférent de le dire en ce moment", a déclaré Gérard Mestrallet lors de l'inauguration de ce parc de 12 MW. Le PDG a souligné que le renchérissement du nucléaire après l'accident de Fukushima laissait "une place" pour les énergies renouvelables mais aussi pour le gaz naturel.


Gérard Mestrallet a précisé que son groupe visait les 2.000 MW d'éolien terrestre installés à l'horizon 2016 et surtout voulait devenir l'un des acteurs majeurs de l'éolien marin, encore inexistant en France. GDF Suez va ainsi répondre à l'appel d'offres portant sur 3.000 MW lancé en juillet par le gouvernement pour développer cette forme d'énergie le long des côtes ouest de la France, dans un premier temps.


Le groupe s'est associé avec Vinci pour construire et exploiter les parcs envisagés dans l'appel d'offres: au large du Tréport et de Fécamp en Seine-Maritime, de Courseulles-sur-mer dans le Calvados et de Saint-Brieuc dans les Côtes d'Armor. En revanche, il ne s'est pas positionné pour le cinquième parc en projet au large de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).



source: www.fedre.org




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