Sur cette vidéo, réalisée par l'Institut Goddard de la Nasa pour les études de l'espace (Giss), on constate que la température moyenne à la surface du globe croît de façon continue ces dernières années. Des couleurs rouges et bleues apparaissent en fonction de la température mesurée, en rapport à une moyenne de référence calculée entre 1951 et 1980. Neuf des dix années les plus chaudes dans les annales météorologiques se sont produites depuis 2000. La seule année du 20e siècle figurant dans cette liste est 1998.
«Nous savons que la planète absorbe plus d'énergie qu'elle n'en émet», souligne James Hansen, directeur du Giss, qui effectue régulièrement ces mesures de température autour du globe à l'aide de satellites.
James Hansen dit s'attendre à de nouveaux records de température dans les deux à trois prochaines années, citant le retour du courant chaud du Pacifique El Nino et un accroissement de l'activité solaire.
L'activité du Soleil, à savoir l'intensité de son rayonnement, varie selon des cycles qui durent en moyenne onze ans et sont marqués par des phases d'activités intenses et d'autres très calmes.
«C'est toujours risqué de faire des prédictions sur El Nino mais on peut dire avec confiance que nous observerons une année de température chaude record dans les trois prochaines années», déclare James Hansen, pour qui «il ne faudrait pas qu'El Nino soit très fort pour pousser le thermomètre au-dessus du record de 2010».
Le météorologue Jeff Masters relie ces conditions très
inhabituelles à une valeur hors norme de l'indice de l'Oscillation
Atlantique Nord, qui mesure de façon normalisée la différence de
pression atmosphérique entre la dépression d'Islande et l'anticyclone
des Açores. Ces différences de pression atmosphérique conditionnent le
trajet et l'intensité des jet-streams, ces flux d'air parcourant
l'atmosphère. La valeur fortement positive de l'indice NAO au mois de
décembre reflète une situation qui génère sur les régions de
l'Atlantique Nord un fort flux de sud ouest, bloquant la descente de
l'air froid du pôle.
Dans le New Hampshire, les fleurs sortent de terre, les montagnes de la Sierra en Californie sont presque sans neige, et les lacs dans une grande partie du Michigan n'ont pas encore gelé.
La nouvelle année commence par un hiver singulièrement hors norme aux Etats-Unis. A Fargo, dans le Dakota du Nord, le mercure a grimpé hier à 55 ° F, pulvérisant le record du jour le plus chaud en janvier, datant de 1908.
Plus de 99% de la superficie du Dakota du Nord était dépourvue de neige ce matin, et plus de 95% des territoires du pays qui sont normalement enneigés à cette époque de l'année ont une neige inférieure à la moyenne.
Les températures ont atteint hier 60°F, dans le Nebraska, soit plus de 30 °F au-dessus de la moyenne.
L'activité orageuse a été presque nulle au cours de la semaine dernière sur l'ensemble des Etats-Unis, et le jet stream est resté bloqué plus au nord, au Canada.
Il est très probable que cette première semaine de Janvier a été la plus sèche de l'histoire météo des Etats-Unis. Des portions du nord de la Nouvelle-Angleterre, le Haut-Midwest, et les montagnes de l'Ouest américain, qui sont normalement sous 30 cm ou de plus de neige n'en ont pratiquement pas reçu.
Environ la moitié du territoire des Etats-Unis a enregistré des températures d'au moins 5 ° F supérieures à la moyenne durant le mois de Décembre, avec des portions du Dakota du Nord et du Minnesota connaissant des températures de 9 ° F au-dessus de la moyenne.
Ce début d'hiver étrangement chaud et sec n'est pas limité aux États-Unis - tous les pays d'Europe continentale ont connu des températures bien au-dessus de la moyenne au cours du mois de décembre.
La douceur de cette première année d'hiver est le résultat de la configuration la plus extrême de jet-stream jamais enregistrée, telle que la mesure l'indice de l'Oscillation Nord Atlantique (NAO).
L'Oscillation Arctique (AO) et son proche parent, l'Oscillation Nord-Atlantique (que l'on peut décrire comme une versionà régionale de la première), sont des configurations météorologiques de l'hémisphère Nord qui sont définies par les fluctuations de la différence de pression atmosphérique au niveau de la mer mesurée entre la dépression d'Islande et l'anticyclone des Açores.
L'AO et la NAO ont des répercussions importantes sur les conditions météorologiques qui règnent l'hiver en Amérique du Nord et en Europe.
L'AO et la NAO affectent la trajectoire, l'intensité et la forme des jet streams, influençant la route suivie par les tempêtes, et leur force.
Durant le mois de décembre 2011, l'indice NAO était de 2,52, ce qui a représente la différence de pression la plus extrême entre l'Islande et les Açores jamais observée en décembre (l'historique de la NAO remonte jusqu'à 1865.) La valeur de la NAO en décembre 2011 vient en deuxième position, derrière le mois de décembre 2006, lui aussi très inhabituel.Cette importante valeur positive de la NAO reflète une situation où une forte dépression située sur l'Islande provoque sur l'Est de l'Amérique du Nord un vigoureux flux atmosphérique orienté sud-ouest, qui empêche l'air de l'Arctique de descendre vers le sud, sur les Etats-Unis et en Europe.
La configuration AO / NAO observée cet hiver est à l'opposé de ce qui s'est déroulé les deux hivers précédents, lorsque nous avions eu en décembre les valeurs les plus extrêmes dans la direction opposée, avec des valeurs d'indice AO / NAO très négatives. Les situations où l'indice AO est négatif affaiblissent les vents d'ouest sur l'Atlantique Nord, permettant ainsi à l'air arctique de pénétrer plus au sud, sur l'est de l'Amérique du Nord et en Europe occidentale, en y apportant des conditions inhabituellement froides et neigeuses.
L'indice de l'Oscillation Arctique en décembre a énormément fluctué au cours des six dernières années, avec les deux plus extrêmes positifs et deux plus extrêmes valeurs négatives jamais enregistrées. Malheureusement, nous ne comprenons pas pourquoi l'AO varie tellement d'un hiver à l'autre, ni pourquoi l'AO a pris une telle configuration extrême au cours de quatre des six derniers hivers. Les modèles climatiques sont généralement trop rudimentaires pour faire des prédictions sur la façon dont le réchauffement climatique d'origine humaine peut affecter l'AO, ou son comportement dans le futur.
Une étude suggère un lien entre l'augmentation de l'activité solaire et les taches solaires et les phases positives de l'Oscillation Atlantique. L'activité solaire s'est notablement renforcée cet hiver comparé aux deux précédents, il est donc possible que nous ayons assisté à l'effet d'une forte influence solaire sur l'AO au cours des 3 dernières années.
Sur le Web
Wikipédia : Oscillation Nord Atlantique, Oscillation Arctique
NASA : page « téléconnections », donnant accès aux graphiques et mesures de l'AO et NAO
Source: ferdre.org



Pourtant, lors de la dernière conférence de l'Union américaine de géophysique qui a eu lieu début décembre à San Francisco, les travaux d'une professeure à l'Institut des sciences de la mer de l'Université de Californie ont exposé trois espèces de coraux vivant et grandissant dans des eaux particulièrement acides. Elles se trouvent au large du Mexique, et elles ne seraient vraisemblablement pas les seules. Serait-ce donc une lueur d'espoir ? Car jusque là, les récifs coralliens, qui sont de riches écosystèmes, étaient dits en grave danger puisque leur ennemi juré n'est autre que les émissions de gaz carbonique. Or, les océans absorbent le CO2, ce qui cause une acidification des eaux. En conséquence, il y a un ralentissement de la précipitation du carbonate de calcium qui est nécessaire pour la construction de leur squelette. C'est pourquoi certains scientifiques en sont arrivés à prédire la quasi-extinction des coraux d'ici 2030-2040 si l'évolution des émissions de gaz carbonique continue son avancée actuelle.
D'où
une immense surprise lorsque cette professeure, Adina Paytan, a trouvé ces
espèces de coraux dans la mer des Caraïbes où des sources sous-marines
apportent une eau très pauvres en carbonates. L'eau y est fort acide et elles
peuvent tout de même s'y développer. Cependant, la professeure fait remarquer
que plus l'on s'éloigne de la source d'acidité, plus les colonies coralliennes
augmentent en densité et diversité. Quelle serait alors la cause de cette
survie ? L'idée émise est que les sources ont une haute teneur en
nutriments qui a un effet dopant pour les coraux en stimulant la production
photosynthétique des algues qui vivent en symbiose avec eux. Effet qui a été
découvert il y a peu en laboratoire d'après le biologiste Denis Allemand.
Malheureusement, la réponse à la question de savoir pourquoi certaines espèces coralliennes résistent mieux à l'acidité n'est pas encore connue. En effet, les processus de construction du squelette corallien ne sont pas encore tous compris, mais les expériences apparemment avancent.
D'autres espèces coralliennes ont aussi été observées dans la région de Milne Bay, où l'acidité est forte à cause de sources volcaniques de CO2. Pareil dans la région d'Ischia, une île proche de la Sicile, et aux Bahamas.
Un
avenir plus acide des océans voit donc quand même l'espoir que quelques espèces
de coraux pourraient survivre malgré le changement de pH. En un siècle,
celui-ci est d'ailleurs passé d'une valeur de 8,2 à 8,1 dans les eaux
océaniques.
Une
autre observation faite par deux chercheurs de l'Université de Bar-Ilan est que
le squelette de deux espèces méditerraéennes pouvait se dissoudre dans une eau
de mer acidifiée à 7,4 (pH prévu pour 2200) sans que l'animal ne meure. Sa
réaction est de faire telle l'anémone de mer, il va se fixer sur le fond de la
mer et continuer à grandir.
Cependant, il reste à nous rendre compte que les grands récifs coralliens tels que nous les connaissons actuellement n'existeront plus. S'ils disparaissent, c'est aussi une grande partie de la biodiversité mondiale qui s'en ira avec eux. Ce serait bien dommage et c'est pourquoi l'Homme a une raison de plus de réduire ses émissions de gaz anthropiques.
Source : DEPECKER Caroline, « Des coraux qui ne craignent pas l'acidification », in : Le Temps, du 25 décembre 2011.
Horizon-durable - Justine Grespan



Suite à cette terrible polémique, le groupe Mattel a annoncé, début octobre, que d’ici fin 2011, 70% des emballages papiers servant à emballer la célèbre poupée seraient composés de matériaux recyclés et de fibres provenant du développement durable. Leur
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